Perché i cattolici non devono aver vergogna di essere dogmatici? Possono e dovrebbero invece vantarsene con fierezza intellettuale e morale, di fronte all’inevitabile, falso e sterile relativismo dominante da qualche secolo. La storia lo riserva peraltro a tutti gli uomini, in modo indistinto, che ricercano la Verità limitandosi alla loro sola ragione. È da migliaia d’anni che ci si ritrova di fronte al dilemma se cedere a credere ad ogni possibile e vana verità, oppure confidare all’eterna Verità unica data dalla voce del Mistero divino!

La philosophie dogmatique, celle médiévale de saint Thomas d’Aquin, le plus grand théologien et penseur de l’histoire dans le monde, est dans le but de trancher net, face à l’éternelle tentative de croire à tous les idoles et les relatives multiples vérités. Elle confère aussi l’autorité suprême aux Papes de proclamer des (rares) dogmes naturellement infaillibles : scandale pour l’inévitablement fausse soi-disant « sapience » du monde ; et certitude orgueilleuse pour la Vérité salvifique et éternelle des libres et métaphysiques Créatures humaines rédimées.
J’avais à Pâques 1963, même pas dix-sept ans et, étant allé moi aussi à Varigotti, à une des sorties (historiques) du mouvement ecclésial du grand milanais père Giussani, j’ai trouvé l’occasion de lui poser personnellement l’objection, à la mode de l’époque, selon laquelle il n’était pas soutenable de pratiquer un catholicisme « dogmatique » ! J’avais profité de notre montée à pied, de la mer à la petite église de saint Lorenzo située aux hauteurs du toujours charmant village de la Ligurie, non loin de la frontière avec la Côte Azur, pour parler au très grand fondateur de la communauté (devenue depuis mondiale). Et lui poser en forme de question mon objection que je ruminais comme jeune adolescent de l’époque. À vrai dire, j’avais répété au très cultivé prêtre la question polémique que des intellectuels du « Piccolo Teatro » de Milan – véritables idéologues actifs, aussi dans la périphérie de la métropole lombarde – venaient à diffuser parmi les jeunes les plus ciblés de l’Italie dite moderne. Elle était justement centrée – en tant qu’argument de base antireligieux comme il se devait par un centre culturel laïciste socialiste et dirigé par le talentueux régisseur dans le vent Giorgio Streiler – sur « l’impossibilité d’être catholiques dogmatiques dans la modernité » !
La réponse, pendant que nous montions sur la montagne presque à pic sur la mer, fut foudroyante. Elle m’avait frappée par sa tranquille netteté : « Face à l’impossibilité de parvenir à la formulation intellectualiste des philosophes à l’égard de la Vérité, mais d’infinies « vérités » subjectives, le dogme est la simple solution rationnelle et raisonnable pour dépasser, en supplément avec naturalité, la non concluante et infinie discussion. Et continuer toute la quête du Dieu vivant. Tel que nous sommes en train de le faire ! ».
C’était à peine une douzaine d’années que le tout dernier dogme de l’histoire avait été prononcée par Pape Pie XII, à propos de l’Assomption au Ciel de la Vierge Marie.
Ainsi l’homme, qui devait être jugé l’éducateur le plus religieux au monde du vingtième siècle  (et pour lequel il y a ouverte l’enquête canonique pour la proclamation de sa sainteté) m’avait répondu en coupant très court. Et en ajoutant seulement le concept de Mystère essentiel devant lequel plus de six-cent jeunes, plutôt milanais, étaient en train de marcher sur le sentier amenant vers la petite église enchanteresse ;  non seulement pour son panorama à couper le souffle sur le petit golfe… À quoi bon, en effet, discuter à gogo d’une façon intellectualiste (de nos jours on aurait dit d’une « manière herméneutique ») après on ne peut plus de tentatives millénaires infructueuses ? Oui, on peut toujours le faire, optionnellement, mais sans le fanatisme d’un privilège exclusiviste exaltant ! Même si encore non trop clairement, mon esprit n’a jamais oublié le fait d’avoir été ramené à l’essentiel de l’économie humaine à poursuivre le Salut, protégé par la sapience incomparable de la culture de l’Eglise. Laquelle expliquait également la victoire du christianisme face à la société soi-disant très « sophistiquée » de l’Empire romain. Et que l’humanité n’avait historiquement jamais rencontrée : que l’on se rappelle des milliers d’idoles cumulées avec l’intégration de toute la mythologie grecque et des vérités plus ou moins superstitieuses colportées par les esclaves vaincus en guerre, ramenés par centaines de milliers, avec l’armée romaine gagnant dans tout le monde alors connu. Le paganisme de la Rome constantinienne, au début du quatrième siècle, était conquis déjà à presque 60% par le christianisme, avant que l’empereur déclare terminées ses persécutions des chrétiens, désormais très majoritaires. Et en correspondance du fameux « miracle » de la Croix lumineuse apparue dans le Ciel, avec l’écriteau : « Dans ce signe tu gagneras».
La brève réponse du prêtre prodigieux sonnait ainsi comme une savante affirmation de la simple Vérité intuitive e personnellement vérifiable et vérifiée – là, tout de suite et avec l’évidence de la situation elle-même – comme, si on pouvait comparer la chose avec l’histoire des tous les martyres dont la montée à la petite église n’était qu’une moindre exemplification…

Tous les philosophes gnostiques qui se sont succédés dans l’histoire sont finalement parvenus à affirmer l’évident faux relativisme de leur recherche intellective autolimitée. Même celle jugée la plus profonde du dernier nihiliste on ne peut plus célébré, Heidegger. En effet celui-ci n’a jamais renié son baptême catholique, en s’agenouillant en prière même devant ses amis intellectuels incroyants, à chaque chapelle rencontrée dans ses fameuses promenades dans la Forêt Noir…
Par après, bien que j’étais ouvrier à l’époque, j’ai eu l’occasion de connaître ce qu’un très grand philosophe de la Renaissance, encore un allemand Gottfried Leibniz, qui avait noté : « On commence avec la philosophie et on termine avec la théologie ». Ceci pour souligner l’inéliminable présence de Dieu dans ce qu’on avait appelé la déjà mourante ou déjà morte théocentricité de l’Univers ; et en même temps, pour réaffirmer la supériorité structurelle de la théologie par rapport à la philosophie  (rapport déjà renversé au temps du boom industriel). En d’autres termes, la même formule en latin a toujours été : « philosophia ancilla théologiae » (la philosophie servante de la théologie). La chose, cependant, non à démonstration de l’inutilité de la philosophie, que j’ai toujours admirée et considérée indispensable si bien d’une manière dilettantesque, avec la sapience d’un ancien paysan. En essayant de maîtrisant la Vérité primaire selon laquelle l’homme ne pourra jamais s’assurer tout son Salut sans l’altérité transcendant de l’Église et de ses Sacrements. Y compris le suivi des grands philosophes dits métaphysiques de l’antiquité préchrétienne (Platon, Aristote et Socrate, par exemple).
Naturellement, le mythe grec de la philosophie est devenu justement courant et de domination majoritaire dans toute notre ère chrétienne de la civilisation occidentale. Ainsi même le plus grand philosophe – tout de même – nihiliste, Martin Heidegger, plébiscité par presque tous ses paires a été adopté par aussi beaucoup de prélats actuels de l’Église catholiques (y compris et surtout des fameux théologiens comme le jésuite allemand Rahner, son élève à l’université). Ce professeur a naturellement conclus son existence dans l’ambiguïté d’un gnosticisme irrésolu. Et en invoquant, comme dernier doute mystique et bien métaphysique : « Un Dieu pourra peut-être résoudre le problème humain » avait écrit impitoyablement bien après, dans les années 1960, de son œuvre la plus fameuse : « Être et Temps » publié en 1927. Son projet suprême d’essayer de « diviniser l’humain » avec une génialité spéculative jamais atteinte, n’avait cessé de produire, tout de même, une flexion dans ses genoux pour se plier au tournant de son chemin à la hauteur d’une simple chapelle, à la Forêt Noir ! Toute l’exterminée masse d’intellectuels incrédules contemporains, peut-être les plus doués philosophiquement de l’histoire – pourrait-on dire –, se retrouvent, à présent, au point où les sophistes et les pharisiens pataugeant déjà au temps de Jésus ! La culture dominante de nos jours, celle de la « pensée unique » et du « politically correct », semble ne pas avoir tout de même aperçu le sens de défaite et, en même temps, d’espérance de cette révélation sibylline à peine explicite heideggérienne. Ces philosophes chevronnés continuent à courir entêtés, au contraire, vers la confirmation apparente de la destruction nihiliste de notre civilisation, aujourd’hui gnostique comme jamais. Où est-elle la vraie intelligence ?

Il est un fait – tout de même que le catholicisme qui ne peut pas se fonder sur une philosophie  nihiliste et irréductiblement opposée à ses principes divins, depuis plus de deux millénaires d’athéismes bien opérationnels, ait été pénétré et infiltré même dans l’Église de Rome. Voici donc la motivation schizophrénique de l’irréligiosité très profonde dans la crise identitaire ecclésiale. C’est Jésus – on le sait depuis la Révélation apostolique – la seule et unique possible Vérité.
Stefano Fontana, le directeur de la DSC (Doctrine Sociale de l’Église) a bien mis en évidence comme il  soit absurde permettre de faire de support au christianisme à une philosophie par contre gnostique. Il est exactement ainsi que l’Église hiérarchique est devenue quasi complètement active dans une démarche hérétique ! L’utilisation de la philosophie nihiliste a rendu absolument hétérodoxe toute la nouvelle théologie catholique déjà en train, depuis les siècles de la dite Renaissance, à s’affaiblir.
En l’occurrence, cela a été la philosophie allemande – de celle idéaliste hégélienne à celle substantiellement nihiliste et justement d’Heidegger (synthétisée et traduite par la « théologie » du jésuite Karl Rahner, totalement délirante et hérétique !) – à dégénérer sur tous les thèmes culturels de la connaissance humaine. Le modernisme, en effet, a commencé à être introduit dans le catholicisme depuis des siècles de déviationnisme théorétique après la tendance à abandonner la métaphysique scolastique thomiste. Le problème de la Vérité face aux « vérités » subjectives et relatives en a été le centre, naturellement. Comme le christianisme ne se fonde pas sur un soi-disant annonce de pensée intellectuelle fatalement idéologique, mais su la Personne incarnée elle-même dans la Vérité de Jésus Christ, le bouleversement du catholicisme a pu se réaliser avec l’utilisation naturellement du nihilisme gnostique. Comme toutes les philosophies nihilistes, même celle-ci de Heidegger cherche la divinisation de l’homme selon la pensée spéculative humaine dite toujours et erronément d’une manière hétérodoxe « en devenir » : comme si la Vérité n’était pas et n’existe nullement dans l’éternité. Elle pourra réellement – dit-il – « devenir » et non seulement s’approfondir ! Et donc, non sur la Vérité immuable, dogmatique, bien que possiblement évolutive dans le sens de son perfectionnement intellectif, non révolutionnaire. Dont la catégorie n’existe même pas dans le christianisme (!) et dans la Doctrine proprement catholique.
La parole « doctrine » elle-même – surtout à partir du Concile Vatican II et à l’exception, on ose dire,  des Papes Vojtyla et Ratzinger – a, non par hasard, pratiquement disparue, ou presque, de toute la catéchèse de l’Église. Jusqu’à atteindre, au Pontificat de Pape François, qui en a aussi interprété le sens erroné (soi-disant « pastoral »). En effet, son élection au Seuil Pontife s’est réalisée grâce à l’action totalement moderniste, définie par l’ancien chef du même Groupe Saint Gall,  le cardinal belge Danneels, « mafieuse ». Ce groupe a rejoint, dans les derniers vingt ans, la synthèse complète du nihilisme religieux allemand (idéaliste, post-idéaliste, nihiliste et post-philosophique) avec la conjonction révolutionnaire sud-américaine de la soi-disant « théologie de la libération » (née tout de même elle aussi dans l’Europe irréligieuse surtout du vingtième siècle). Celle qui a désormais protestantisé toute ou presque l’Église (l’actuelle bergoglienne) jusqu’à la soumettre à l’étatisme fou et désespéré. Dont les tout derniers épisodes ont été la suprématie sur le catholicisme de la part du pouvoir politicien communiste chinois (avec l’accord… secret  du Vatican !). Et de la part de celui du projet mondialiste, abominablement totalitaire, européen et italien de gauche : jusqu’à fermer ses églises alors que les bars étaient ouverts contre le coronavirus par ordre de l’État ! Prions.              

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